Édito: La VAR décriée pour des raisons opposées

Édito: La VAR décriée pour des raisons opposées

Depuis plusieurs mois, la VAR a fait son apparition dans les terrains européens mais aussi dans certaines compétitions internationales. Sensée arrêter toutes les polémiques liées à l'arbitrage, elle a surtout réussi à en créer d'autres.

Testée pour la première fois le 14 décembre 2016, lors de la demi-finale du mondial des clubs, opposant les Kashima Antlers à l'Atletico Nacional, la VAR est constamment utilisée depuis 2017, dans les championnats australien, allemand, néerlandais, belge, polonais et italien. Ils ont été rejoints en 2018 par la Ligue 1 française et la Liga espagnole. Avant que la Premier League ne décide à son tour de s'appuyer sur cet outil, la Ligue des champions et la Coupe du monde lui emboîtant le pas.

Les polémiques liées à l'arbitrage faisant rage et l'exemple du basket comme celui du rugby ridiculisant le ballon rond, ce système a fini par être mis en application mais n'a pas résolu tous les problèmes. Bien au contraire.

De bonne ou de mauvaise foi, les détracteurs de la VAR parviennent à se contredire sur son utilisation.

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En effet, certains, comme Ancelotti, reprochent aux arbitres de trop l'utiliser, tandis que d'autres, pas assez. Si, en tout état de cause, on ne devrait reprocher à l'homme en noir d'assurer ses décisions par ce nouveau moyen technologique, on peut s'étonner du non-recours à la VAR pour des situations litigieuses ou manquant singulièrement de clarté. Malgré le progrès, il est dur de constater que les mêmes personnes ajoutent de l'arrogance à leur éternelle incompétence.

Autre reproche, bien plus justifié, les conséquences sur le jeu et sur le temps. Entre le moment où le chargé de la VAR appelle l'arbitre central en lui signalant une action et l'instant où ce dernier la vérifie sur un écran au milieu de terrain tout près de la ligne de touche, il peut s'écouler de longues minutes. Ce qui rend l'utilisation de la VAR limitée dans un match et préjudiciable pour son rythme.

Autre fait lié à son avènement, désormais, un hors-jeu, quelque soit son degré d'évidence, n'est sifflé qu'à la fin de l'action, perturbant ainsi les 22 acteurs, comme leur supporters.

La solution pourrait alors provenir du contrôle des arbitres quant à leur appel à la VAR ou à son interprétation. Ou alors, être bien moins clément sur les erreurs d'arbitrage, car c'est cette dernière qui fixe le niveau d'une compétition et sanctionne à tort où a raison ses enjeux sportifs et financiers.

Légende image principale: La VAR a indéniablement changé l'arbitrage, en bien comme en mal.

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