Et à la fin, c'est le Bayern qui gagne

Et à la fin, c'est le Bayern qui gagne

Avec sa victoire sur le terrain du Werder grâce à un but de Lewandowski, le Bayern a remporté la Bundesliga pour la trentième fois de son histoire et la huitième fois consécutive. Un titre, qui vient plus que jamais confirmer la domination du géant bavarois.

Pourtant, à l'automne, l'espoir semblait permis au sein des autres formations. Le Rekordmeister comptait alors sept points de retard sur le leader. Au soir de la dixième journée, l'entraîneur, Niko Kovak, était même limogé après une humiliation à Franckfort (5-1). Puis, le nouveau coach, Hans-Dieter Flick a dû tâtonner avant de relancer la machine. En témoignent ces deux défaites en décembre face au Bayer et à Mönchengladbach. Aujourd'hui, tout cela paraît bien loin. En effet, les coéquipiers de Manuel Neuer sont encore sacrés en ayant gagné 17 de leurs 18 dernières rencontres de championnat. Déjà, l'année passée, les Bavarois avait été relégués à 9 unités de Dortmund avant de faire la différence dans le sprint final. 

Au-delà de ces deux saisons un peu plus "compliquées", le Bayern a décroché les six titres précédents avec 10 points d'avance minimum. Cette suprématie n'est pas sans rappeler celle du PSG en France voire celle du Celtic en Ecosse. Mais alors, les situations sont-elles vraiment comparables ? Les Munichois ont-ils étouffé la Bundesliga ? Il ne faut peut-être pas s'emballer. Des formations comme Leipzig, Dortmund, Gladbach ou Leverkusen présentent également des effectifs de niveau Ligue des Champions. Sancho, Werner, Haaland, Havertz et Zakaria sont des éléments brillants et devraient devenir des athlètes de grande classe. De plus, en 2019 et 2020, ces équipes semblent avoir manqué le coche au moment où l'ogre bavarois était moins vigoureux. 

Cependant, il est vrai que ces clubs paraissent limités par une sorte de plafond de verre. En effet, avec cette domination écrasante du Bayern, difficile pour les autres d'attirer ou de retenir les meilleurs joueurs du monde surtout si la première place et les trophées sont inatteignables. Par ailleurs, l'hégémonie sportive est renforcée par une supériorité économique. Pour preuve, lors de l'exercie 2019, le chiffre d'affaire de Dortmund s'élevait à 500 millions d'euros contre 750 pour les Bavarois. Ces derniers disposent donc d'une véritable marge de manœuvre pour aller chercher les éléments performants du championnat et appauvrir la concurrence. 

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Ainsi, des clubs comme le BVB ou Leipzig semblent de plus en plus adopter une position de tremplin, vers le Bayern (Lewandowski, Götze, Hummels, ...) ou d'autres géants européens. D'ailleurs, Sancho ou Werner devraient animer le prochain mercato. Les Munichois ont probablement rendu la compétition pour le titre légèrement ennuyeuse. Or, les dispositions actuelles ne sont pas parties pour s'inverser. Cela pose évidemment question pour la suite. La Bundesliga est-elle amenée à devenir une sorte de mirage où les dés seraient jetés avant même le début des hostilités ? Quoi qu'il en soit, si la situation ne change pas, l'affaiblissement du championnat à long terme constitue un risque.  

Néanmoins, il ne s'agit pas non plus d'enlever aux Bavarois leur mérite, leur talent, leur culture de la gagne et leur détermination. Dans tous les cas, après les échéances nationales, le club pourra regarder du côté de la Ligue des Champions avec de grandes ambitions. 

Légende image principale: Lewandowski hier, s'apprête a inscrire le but du titre contre le Werder (Source : www.futur-en-seine.paris)

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