Le bilan des infrastructures sportives au Maroc

Le bilan des infrastructures sportives au Maroc

Malgré des investissements et des efforts de la part des différents acteurs, le Maroc peine à trouver son équilibre au niveau du déploiement de ses infrastructures sportives.

Cette situation avait déjà été évoquée dans le rapport du CESE datant du 21 mai dernier. Au vu des données de la fin des années 2000, l'un des dossiers majeurs concernait les structures de proximité. En 2017, le pays disposait de 611 installations relevant du ministère de la jeunesse et des sports (MJS), soit une pour 68 400 habitants. Parmi elles, on dénombrait 142 nouvelles salles omnisports contre 27 en 2009 (soit une pour 1 100 000 citoyens à l'époque). Un développement indéniable est à noter même si des progrès semblent encore possibles.

Surtout, ces constructions n'ont pas pris en compte les personnes en situation de handicap. Comme le souligne le document : "Aucun centre sportif, à l’échelle nationale, n’est accessible à 100%, conformément aux normes internationales". Par ailleurs, près de 50 infrastructures de grande envergure ont été érigées entre 2009 et 2017. Néanmoins, chez certaines d'entre elles, on retrouve ce problème de non-respect des règles internationales. Dans ces conditions, difficile pour le Maroc d'accueillir beaucoup d'événements sportifs majeurs.

À cela s'ajoute un souci de gouvernance comme l'ont mis en avant nos confrères de l'Opinion. Ainsi, un premier style existe avec la Société Nationale de Réalisation et de Gestion des Stades (SONARGES), chargée notamment de la maintenance ou de l'exploitation de ces structures. Or, l'une des plus rentables, à savoir le stade de Casablanca, est gérée par Casa-Event, organisme refusant de laisser l'administration de cette installation à la SONARGES. Autre exemple, les Complexes Sociosportifs de Proximité (CSP), régis par des partenariats entre le MJS et les collectivités territoriales. Cependant, les objectifs des politiques ne rencontrent pas toujours ceux des représentants du monde du sport. Cela aboutit à une situation de blocage. Sans parler du secteur privé ou encore des SEGMA (services de l’Etat gérés de manière autonome).

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En bref, la pluralité des acteurs et les intérêts de chacun semblent empêcher le développement d'une orientation unique en faveur des infrastructures sportives. Des dispositions qui ne facilitent certainement pas l'essor du potentiel des athlètes marocains. 

Légende image principale: Le CESE présente ses observations à propos des infrastructures sportives au Maroc (Source : www.leseco.ma)

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