Portrait : Ahmed Faras, le premier ballon d’or africain du Maroc

Portrait : Ahmed Faras, le premier ballon d’or africain du Maroc

La plupart des marocains passionnés de football se rappellent ou connaissent Ahmed Faras, ballon d’or africain, en 1975. Simple, talentueux et fidèle, cet attaquant a passé toute sa carrière dans son club du Chabab de Mohammedia, lui procurant la totalité de son palmarès actuel.

9 juin 2019, stade El Bachir de Mohammedia, un match de gala, entre les anciens du Chabab local et ceux du FC Barcelone.  L’occasion de voir sur cette pelouse d’illustres retraités du ballon rond comme Noureddine Naybet, Salaheddine Bassir, Edmilson, Roger Milla, Cafu, Sonny Anderson et Rivaldo. Mais cette rencontre est en fait un jubilé. Celui de l’une des plus grandes légendes vivantes du football marocain, Ahmed Faras.

Né le 7 décembre 1946, dans la ville des roses,  Ahmed Faras a passé les 17 années de sa carrière (entre 1965 et 1982) au sein du club qui l’a célébré l’été dernier. Le temps d'apporter à son équipe de cœur toute sa technicité, son élégance et son talent de finisseur, du haut de son mètre 73. Et d'inscrire 231 buts en 784 matchs. Sans oublier, le palmarès qu'il a offert à son unique formation, 5 titres, à savoir, le championnat marocain, en 1980, deux Coupes du Trône, en 1972 et 1975, la Coupe du Maghreb des vainqueurs de coupe, en 1973 et la Supercoupe du Maroc, en 1975. Le SCCM n’a d'ailleurs plus rien remporté depuis.

Au niveau personnel, Ahmed Faras a fini meilleur buteur de la Botola Pro 1, en 1973. Mais a surtout décroché la plus belle des distinctions au niveau continental, le ballon d'or africain, en 1975.

PUBLICITÉ

Et demeure encore aujourd'hui, le meilleur buteur des Lions de l'Atlas, avec 42 réalisations en 88 sélections. La première s'est déroulée le 18 avril 1966 à Grenchen, contre la Suisse. La dernière, le 9 décembre 1979, est un très mauvais souvenir pour notre pays, puisqu'il s'agit d'une humiliante défaite à Casablanca, face à l'ennemi intime, l'Algérie, sur le score de 5 à 1.

Mais ce qui restera d’Ahmed Faras dans l’imaginaire collectif est sa profonde humilité, malgré ses exploits accomplis.

 

Vous avez aimé? Partagez :

À voir aussi sur Outdooors :

Ça pourrait t'intéresser :