Portrait : Noureddine Amrabat, une abnégation pas assez rétribuée

Portrait : Noureddine Amrabat, une abnégation pas assez rétribuée

À 32 ans, Noureddine Amrabat n’a absolument aucun reproche à se faire au niveau de sa carrière, puisqu'il a tout donné. Seule la réussite l'a empêché de réaliser un meilleur parcours, cependant assez étoffé.

Il y a deux grandes catégories de footballeurs, les bons joueurs de club et ceux qui excellent dans leur sélection nationale. Noureddine Amrabat appartient plutôt à la seconde catégorie.

Né à Naarden aux Pays-Bas, le 31 mars 1987, de parents Marocains originaires de Ben Tayeb, entre Al Hoceïma et Nador, Noureddine Amrabat a été formé dans le club amateur du HSV Zuidvogels, avant de passer 4 ans dans l'académie de l'Ajax d'Amsterdam. Et de finir sa formation au SV Huizen.

Mais débuta sa carrière professionnelle, avec le FC Omniworld, en deuxième division néerlandaise, en 2006. Après un passage d’une saison (2007-2008) au VVV-Venlo, il signe au PSV Eindhoven, et y restera trois années, le temps de confirmer tout son talent et de décrocher une Supercoupe des Pays-Bas (2008).

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Il quittera l’Eredivisie, en 2011, pour rejoindre Kayserispor pendant un seul exercice et part à Istanbul afin de trouver une certaine consécration au Galatasaray SK. Ce qu’il réussit en remportant 3 titres en 2 ans passés chez l’équipe turque (championnat de Turquie en 2013 et Supercoupe de Turquie en 2012 et 2013).

Il s’envolera ensuite en Espagne (Malaga, entre 2014 et 2016, et, CD Leganés, entre 2017 et 2018) puis en Angleterre, pour Watford (2016-2018). Et évolue actuellement sous les couleurs d’Al-Nassr FC de Riyad, en Arabie Saoudite, depuis 2018. Avec lequel il a gagné le championnat saoudien, l’été dernier.

Au niveau international, après avoir porté le maillot des espoirs de la Hollande, Noureddine Amrabat choisit en 2011 de devenir un Lion de l’Atlas. Et de marquer  5 pions en 50 sélections. Une statistique assez moyenne pour un attaquant, certes polyvalent. Qui a d’ailleurs été titularisé au poste d’avant-centre durant les JO de 2012, mais est resté muet devant les cages adverses, pendant toute la durée de la participation marocaine dans cette légendaire compétition. Il retrouvera sa position d’ailier lors des matchs suivants. Sauf lorsque Hervé Renard décida, à quelques reprises, de le transformer en latéral.

En 2018, à l’issue d’une coupe du monde frustrante pour notre nation malgré une prestation aboutie de Noureddine Amrabat, qui figura logiquement dans l'équipe type de la phase des groupes. Grace notamment à d’époustouflantes performances contre le Portugal et l’Espagne, pleines d’abnégation. La preuve d’un caractère trempé, sans la moindre faille.

 

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