Le syndrome des loges : attention les muscles !

Le syndrome des loges : attention les muscles !

Touchant en grande partie les sportifs, le syndrome des loges est un problème neuromusculaire dont il faudrait se méfier.

Qu'est-ce que le syndrome des loges ?

Le syndrome des loges est une pathologie neuromusculaire qui survient suite à un effort physique très intense ou prolongé. Il résulte d'une augmentation de la pression qui s'exerce sur les tissus internes de l'endroit abritant le muscle. C'est ce que l'on appelle la loge musculaire. Quand le muscle subit des efforts très intenses, la pression intramusculaire augmente au point que le muscle gonfle excessivement et se retrouve à l'étroit dans sa "loge".

Il existe deux types de syndrome des loges. Le syndrome des loges aigu qui fait suite à une fracture, une déchirure musculaire, ou une blessure et concerne principalement le mollet, et le syndrome des loges chronique qui résulte d'un développement trop rapide d'un muscle ou d'une trop forte pression. Il concerne notamment la pratique de sports tels que le bodybuilding, ou la course à pied. 

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Qui est exposé ?

Tout le monde peut être atteint du syndrome des loges. Toutefois, certaines personnes sont plus exposées que d'autres. Il s'agit notamment des sportifs. Une pratique sport trop intense ou une sursollicitation des muscles peut être à l'origine du problème. Des sports comme le cyclisme, l'athlétisme, la course, la natation, ou encore le football peuvent causer le syndrome des loges au niveau des mollets, tandis que l'escalade, le ski, la moto, etc peuvent favoriser l'apparition du syndrome au niveau des membres supérieurs. Les travailleurs manuels et les musiciens sont également concernés par ce dernier type. 

Les symptômes

Le principal symptôme du syndrome des loges est la douleur. Elle s'apparente à une crampe en plus d'une sensation de brûlure. Toutefois, celle-ci disparait à l'arrêt de l'activité, sauf pour le cas chronique où la douleur peut se prolonger même après l'effort. À préciser cependant qu'avec le temps, et en l'absence de traitement, la douleur met plus de temps à se calmer et peut survenir lors des efforts les moins intenses.

À la douleur, peut s'ajouter également un gonflement du muscle en question et des fourmillements et engourdissements. Le syndrome peut  également s'accompagner d'une diminution de la circulation sanguine qui augmentera la souffrance des fibres musculaires et des nerfs.

Comment traiter ?

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Avant de traiter la maladie, il faut d'abord s'assurer qu'il s'agit du syndrome des loges car, bien que plus grave, il peut être confondu avec d'autres pathologies (lésions musculaires, courbatures, myopathies, etc). Pour cette raison, une visite chez le médecin s'impose. Celui-ci procédera d'abord par élimination puis il établira un diagnostic sur la bases des symptômes caractéristiques et des circonstances de leur apparition. Si la personne est atteinte, plusieurs solutions sont disponibles, en fonction de la nature de son état. Pour les cas les plus simples, une pratique sportive plus modérée et un suivi médical peuvent suffire, pour d'autres, souffrant de problèmes plus graves, une intervention chirurgicale peut s'avérer nécessaire. La chirurgie  intervient après l'échec d'un traitement médical entre 2 et 6 mois et surtout en cas de syndrome des loges aigu.

La prévention, le meilleur moyen de se protéger

D'après ce qui a été dit auparavant, il est clair que le syndrome des loges n'est pas à prendre à la légère. Et le meilleur moyen de s'en protéger reste la prévention. Privilégiez donc des pratiques sportives qui s'adaptent à vos besoins et à vos capacités, évitez les efforts de très grande intensité, ou du moins optez pour des degrés d'intensité progressifs, accordez de l'importance aux échauffements et surtout soyez à l'écoute de votre corps, car, ne l'oubliez pas, le sport est avant censé vous procurer du bien-être.  

Légende image principale: maxisciences.com

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