Le football, l'indetrônable vedette médiatique

Le football, l'indetrônable vedette médiatique

C'est un secret de polichinelle. Le football est la clé de voûte des médias. Pourtant, le monde du sport de se résume pas qu'à cette discipline...

Le football est le sport roi, le sport le plus populaire dans de nombreux pays, si ce n'est tous. Mais c'est aussi le sport le plus médiatisé au monde. Pas un jour ne passe sans que nous ne soyons bombardés d'actualités sur tel ou tel match, sur tel joueur qui s'est disputé avec tel joueur, sur tel transfert, ou sur n'importe quelle information, pertinente ou pas, pourvu qu'elle porte sur le football. C'est (presque) un impératif : l'actualité footballistique doit nécessairement figurer dans l'actualité du média, peu importe sa nature. Aujourd'hui, le football est la vedette de tous les médias. Nous assistons à une "surmédiatisation" de celui-ci, aux dépens de plusieurs autres disciplines. Pourquoi  ? Et bien pour répondre à cette question, il faut remonter aux années 30 et 40.

En effet, c'est durant ces années-là que la médiatisation du football a connu son apogée grâce notamment aux différents moyens de communications, comme la presse écrite, et au fil des années, la radio, la télévision et internet. L'évolution de l’industrialisation et des loisirs, a permis aux médias de jouer un rôle crucial en rapprochant le public des différents sports. Toutefois, si au début les médias étaient axés sur des sports comme l'escrime et les sports hippiques, l'intérêt commence petit à petit à se tourner vers le football notamment grâce à l'organisation d'importantes manifestations sportives comme la Coupe du Monde et les Jeux Olympiques. Au fil des années, et avec le développement technologique, les matchs et rencontres sont retransmis à la télévision et le football gagne du terrain, que ce soit auprès du public ou des médias.

Toutefois, au-delà de cette composante historique, la "surmédiatisation" du football a aussi une composante économique. Les médias étant considérés comme des entreprises, générer des revenus fait également partie de leurs objectifs. Ses revenus sont liés, directement ou indirectement, à l'audience. Et pour ce faire, il faut donner au public ce qu'il aime. Et le public, en tout cas une grande partie, aime le football. Là, nous entrons dans un cercle vicieux. Pour attirer le public, il faut lui donner à voir, à lire ou à écouter ce qu'il aime. Or, en faisant cela on le conditionne en le rendant hermétique à tout changement ou tout intérêt pour les autres sports. Ce qui fait que le média est obligé de respecter son "schéma informationnel footballistique" pour continuer à générer de l'audience.

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À préciser cependant qu'après le football, d'autres sports sont également convoités par la médiatisation comme le tennis, la boxe, l'athlétisme, la formule 1 et le cyclisme, pour n'en citer que ces derniers. Le choix de ces activités est très révélateur des orientations médiatiques.  En effet, elles font toutes partie du cercle très fermé des "vrais sports" ou "sports sérieux". Cercle que des sports comme le tir à l'arc, la danse, le patinage, ou encore le surf n'ont pas le privilège d'intégrer. Pour ces derniers, il faudra attendre de très grandes victoires de représentants nationaux pour qu'un média daigne en parler. Et, encore une fois, c'est de là que le football tient sa force. La "classicisation" du sport  et son conditionnement donnent encore plus de légitimité médiatique au football, sport classique par excellence, et en fait LE sport de toutes les nations. 

Pour finir sur une note d'optimisme, certains médias font l'exception. Nous citerons ici le cas de L'équipe dont le site internet par exemple est une véritable encyclopédie sportive. Du football, à l'e-sport en passant par l'escalade ou les sports extrêmes, aucune discipline n'est laissé pour compte, et pourtant cela ne déteint en rien sur leur audience...

Légende image principale: 20minutes.fr

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