Le jeu d'élastique, un air de Nineties

Le jeu d'élastique, un air de Nineties

A l'heure où jeux riment avec console ou wifi, nous vous proposons un petit retour à l'époque où jouer se faisait en dehors des écrans.

Qui se rappelle encore du jeu de l'élastique ? Je parle à vous génération des années 90. Génération qui n'a connu que les jeux d'extérieurs, génération qui devait faire preuve de créativité pour s'amuser, génération qui n'avait besoin que de peu de choses pour créer tout un jeu. En 2020, cela est presque inexistant. Il me semble très peu probable de trouver des enfants jouant encore à l'élastique, aux billes ou encore à la marelle (et j'espère avoir tort). Aujourd'hui, l'amusement pour la majorité des enfants se résume (malheureusement) à un écran et une console.

Bref, revenons à notre élan nostalgique. L'élastique est incontestablement le jeu qui a le plus marqué notre enfance. Bien qu'il fût majoritairement convoité par les petites filles, tout le monde y a déjà joué au moins une fois. On se souvient encore de ces mercredis après-midi ou week-end chez nos grands-mères. Après un bon goûter bien copieux, digne de nos mamies, direction la rue pour une petite partie avec les enfants du quartier. Une bande d'élastique, deux ou trois personnes - ou même pas, un poteau peut faire l'affaire - et le tour est joué. Et bien que les parties se terminaient en général par des disputes - à cause d'une personne qui ne cesse de gagner et monopolise le jeu, ou une autre qui augmente exprès la hauteur de l'élastique ou à cause des mauvais joueurs - on ne se lassait jamais de ces rencontres hebdomadaires. Le vrai supplice était de rentrer, après maintes et maintes sollicitations (je dirais plutôt menaces) de nos mamans.

Mais si le jeu d'élastique a marqué notre enfance par son caractère ludique, il ne faut pas oublier que c'était aussi un sport, très technique en plus. Entre sauter sur la bande, la manier dans tous les sens, faire des plis avec ses pieds, seuls les plus aguerris venaient à bout des mille et une figures et combinaisons de sauts. Et n'oublions pas non plus la souplesse, condition incontournable pour remporter le Graal. Plus le joueur avance dans le jeu puis la hauteur de l'élastique augmente.  Elle passe de la cheville, aux genoux, aux cuisses, et peut même aller, pour les plus résistants, jusqu'au aux aisselles. Et pas de place pour les erreurs. Le moindre faux pas peut être fatal pour le joueur qui se retrouve rapidement remplacé.

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Un vrai parcours du combattant certes, mais surtout un moment de joie et de partage. Et le plus important, une occasion de profiter de la "vraie" vie, loin du virtuel et des simulations. Chose que l'on déplore actuellement.

Légende image principale: magazine.ribambel.com

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