Le secteur sportif à l'ère du covid-19, bis

Le secteur sportif à l'ère du covid-19, bis

La crise sanitaire persiste et plusieurs secteurs agonisent. Le sport en l'occurrence est en fond du gouffre.

Nous en avons parlé et reparlé et re-reparlé. Et, à chaque fois, nous espérons que ce soit la dernière. Mais, non. La situation empire et le secteur sportif avec. 

Malheureusement, l'heure est (encore) grave pour le sport. Depuis le début de la pandémie, le secteur a pris un coup dur. Entre le report, puis l'annulation, de plusieurs compétitions, la fermeture des salles de sport et des revenus de plus en plus maigres, le secteur est au fond du gouffre. Et vu l'évolution de la situation sanitaire, le problème ne sera pas réglé de si tôt. Une situation vécue par le monde entier. 

En France également, l'annonce du reconfinement a assené le coup de grâce au secteur. Si certaines compétitions vont quand même se tenir à huis clos, pour d'autres ce sera pour une prochaine fois. La situation a même conduit certains à se tourner vers le virtuel, devenu une nécessité. Un Grand Prix virtuel de F1 a été récemment organisé, en plus de championnats de Formula-E, de la Nascar, de football, de basket ou de voile. Au Maroc, c'est le Raja et le Wydad qui ont lancé la tendance durant le confinement en organisant des matchs virtuels pour récolter de l'argent en faveur du Fonds spécial pour la gestion de la pandémie. Aux grands problèmes, les grands moyens.

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Mais, le problème va au-delà de la digitalisation. Certes le virtuel est un bon moyen pour faire bouger les choses, mais la situation est plus grave et, pour certains, principalement d'ordre financier. Ce qui rend crucial l'intervention de l'État. C'est dans cette logique que le Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Othman El Ferdaous, a annoncé en août dernier l'allocation d'un budget de 219 millions de dirhams pour sauver le secteur. Cette somme se présentera entre autres en un versement d'une somme de 82 millions de dirhams à 35 fédérations sportives pour les aider à faire face aux  répercussions de la pandémie. En plus d'un accompagnement à "la transformation de 32 clubs de football en sociétés sportives à travers le versement d’une subvention de 80 millions de dirhams à la Fédération Royale Marocaine de Football, soit un appui de 2,5 millions de dirhams par club", et d'un appui de 50 millions de dirhams pour le renforcement du programme d’action de la Fédération Royale Marocaine d’Athlétisme. Une campagne de promotion du sport féminin a également été programmée.   

Des annonces considérables certes, mais qui n'empêchent pas des secteurs sportifs de pâtir de la situation sanitaire. Il s'agit notamment des salles de sport, les plus impactées à cause de certaines décisions très restrictives. Nous vous en parlions la dernière fois, les fermetures presque successives des salles, avant et après le confinement, ont été un coup dur et ont causé plusieurs licenciements, voire des faillites. Perçues peut-être comme "nid de fermentation du virus", les salles de sport  ont toujours été les premières concernées par les décisions de fermeture. Les restaurants et les cafés ne sont pas moins dangereux. Et pourtant, ils sont ouverts depuis la fin du confinement. À suivre. 

Légende image principale: ecofoot.fr

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