Le tennis féminin marocain, une histoire unidimensionnelle.

Le tennis féminin marocain, une histoire unidimensionnelle.

Zoom sur l'état du tennis féminin

Dans l'histoire du tennis marocain, très peu de joueurs ont réussi à sortir du lot et à jouer dans la cour des grands. On connaît tous les Trois Mousquetaires (El Aynaoui, Arazi  et El Alami), mais on connaît peu de choses sur les tenniswomen marocaines. C'est l'occasion de leur rendre hommage.

 

Contrairement au tennis masculin, le tennis féminin n'a pas une grande histoire. Ceci n'est pas dû au manque de talents , mais au manque de moyens et de suivi. Nombreuses sont les joueuses qui évoluaient dans des clubs marocains, mais qui n'ont pas pu poursuivre leurs carrières d'une manière fructueuse.

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Le début de la petite histoire du tennis féminin était avec Leila Mahrouch. Inconnue du grand public, elle est la première joueuse marocaine à entrer dans le classement mondial en 1968. Mais faute de moyen, elle a eu du mal à continuer sa lancée. Les tenniswomen marocaines auraient beau travailler avec acharnement et avec passion, mais au final elles faisaient face à la réalité des choses. Sans sponsoring et suivi attentif, il est impossible de viser plus haut dans cette discipline. Même les trois mousquetaires n'auraient pas pu accomplir ce qu'il ont accompli sans le grand soutien qu'ils avaient eu de la part de leurs familles respectives.

Pour les fans du tennis, vous avez certainement vu la vidéo de l'interview d'El Aynaoui et Andy Roddick avec John Mcenroe, après le match le plus important et le plus mémorable de l'histoire du tennis marocain. El Aynaoui qui s'est incliné, au terme d'un match à couper le souffle, face à l'Américain en 5 sets : 6-4 6-7 6-4 4-6 19-21 en quart de final de l'Open d'Australie en 2003, avait souligné dans cet interview le rôle important qu'ont joués ses parents dans son évolution et aussi qu'il était le seul joueur marocain à faire du tennis sa source de revenu. C'est donc la réalité des choses qui fait que le tennis féminin marocain et le tennis marocain en général peine à être présent dans la scène internationale et avoir un grand impact.

Pour le tennis féminin, la période entre 1996 et 2006 est la plus importante de son histoire. Cette période représente la carrière professionnelle d'une joueuse de grand talent qui a su se faire une belle carrière et représenter le Maroc sur la scène continentale et internationale. Il s'agit de Bahia Mouhtassine, qui reste à ce jour la meilleure joueuse marocaine de l'histoire. Les chiffres parlent pour elle : 8 fois championne du Maroc seniors, 3 fois championne d'Afrique dans les trois catégories (cadettes, juniors et seniors), médaille d'or aux Jeux méditerranéen et 1ère femme arabe qui a réussi à se qualifier au tableau final d'un Grand Chelem (Roland Garros et l'Open d'Australie). En total, elle s'est imposée à vingt reprises sur le circuit ITF, dont onze fois en simple. En 2002, elle a atteint son plus haut classement WTA dans les deux catégories ( Simple : 139e, Double : 143e). Bahia Mouhtassine a levé très haut le drapeau marocain en décrochant des titres ITF au Maroc, Egypte, Espagne, France et Italie. Ce palmarès éloquent la met en avant comme la joueuse la plus performante de l'histoire du tennis féminin à ce jour.  

 

Le tennis marocain en général est en une période de crise depuis plus d'une décennie. Pour le Maroc, la période entre 1997 et 2006 reste la plus glorieuse de son histoire dans cette discipline. Depuis lors, le tennis marocain peine à retrouver son aura, d’où la nécessité d’apporter plus de soutien aux jeunes talents. On peut être fier des joueuses marocaines qui ont travaillé d'arrache pieds pour briller sur la scène internationale et faire la fierté du Maroc,  mais qui faute de soutien financier ont vu leurs carrières amoindries. Aujourd'hui on entend beaucoup parler des espoirs du tennis, des jeunes garçons et jeunes filles de 12,13 ans et qui entament déjà les tournois au niveau continental et à l'international, ce qui réchauffe le cœur et offre une petite lueur d'espoir qu'on assisterait un jour à la montée en puissance de nos jeunes talents et vivre avec eux les frissons lors des grands tournois.

Aujourd'hui le tennis féminin a une nouvelle petite étoile, il s'agit de Yassmine kabbaj, qui à 16 ans,  elle a déjà plusieurs titres à son actif et qui bénéficie d'un grand soutien de la part de son père Mohammed Kabbaj. En espérant qu'elle va profiter des conditions favorables dont elle a la chance d'avoir pour continuer sa lancée.

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Légende image principale: http://www.angelfire.com

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