Le tennis marocain : À quand une nouvelle ère ?

Le tennis marocain : À quand une nouvelle ère ?

Younes El Aynaoui, Hicham Arazi et Karim El Alami. Ces derniers ont été les principaux artisans des succès de la raquette marocaine. Malheureusement après leur retraite, le Maroc n'a pas su briller encore une fois sur la scène internationale.

Depuis des années, le tennis marocain est en déclin. Alors que le Maroc se considérait une des grandes puissances mondiales tennistiques. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Surnommés les Trois mousquetaires, les anciens tennismans marocains Younes El Aynaoui, Hicham Arazi et Karim El Alami avaient marqué leurs carrières par de belles épopées. 

Ils comptent des titres importants comme, ce fut le cas pour Arazi et El Aynaoui qui ont remporté le Grand Prix Hassan II (et plusieurs titres), une des compétitions qui regroupent les meilleurs tennismans du monde. El Alami quant à lui a été finaliste de ce tournoi en 1994. En plus de ça, les trois champions avaient fait partie des 50 meilleurs joueurs du tennis à l’échelle mondiale.  

Aujourd’hui ces distinctions restent certes indélébiles mais ne peuvent camoufler la crise où s’engouffre le tennis marocain depuis une dizaine d’années. Il est clair que la relève n’a pas été assurée pour que nos tennismans actuels puissent continuer sur le même élan, à l’instar de leurs prédécesseurs. Les clubs ont-ils une part de responsabilité dans cette crise ? Difficile de répondre à cette question.

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Hicham Arazi : « Il faudrait former de nouveaux moniteurs »

Toutefois, il est important de dire que les clubs nationaux déploient de grands efforts pour produire de jeunes joueurs prometteurs. D’ailleurs, ils existent plus de 50 clubs affiliés à la fédération royale marocaine de tennis. Mais le problème central réside dans la formation des formateurs. C’est ce qu’avait affirmé Hicham Arazi dans une ancienne déclaration accordée au journal Libération : « ll faudrait former de nouveaux moniteurs et remettre à niveau les anciens. L'esprit de club manque cruellement ».

Une petite lueur d’espoir

Bien que le tennis marocain ne trouve toujours pas son essor, de nouvelles figures ont émergé ces dernières années tels qu’Amine Ahouda, l’Algéro-marocain Lamine Ouahab, Yassir Kilani, Anas Fettar ou bien Adam Moundir.  Ces jeunes joueurs ne manquent pas de s’illustrer dans des compétitions régionales ou bien continentales. Mais le chemin est très long pour eux pour atteindre le niveau international. Ils doivent bénéficier d’un accompagnement et d'un encadrement professionnel de la part de leurs formateurs, pour les mettre sur les traces des anciens.

Le Maroc, deux fois champion d’Afrique des jeunes

Malgré que la situation du tennis marocain soit inquiétante, les jeunes joueurs marocains semblent prêts et motivés à honorer le Maroc. Lors des deux éditions précédentes de la Nation Trophy, le royaume a été sacré champion d’Afrique des jeunes âgés de 14 ans, 16 ans et 18 ans. De quoi être optimiste pour l’avenir de cette discipline sportive qui a fait rêver à l’époque tous les Marocains.

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Légende image principale: Hicham Arazi

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