Charaf Maatallah, le poussin qui fera de l'ombre à Badr Hari dans pas longtemps

Charaf Maatallah, le poussin qui fera de l'ombre à Badr Hari dans pas longtemps

A tout juste 12 ans, Charaf Maatallah, compte déjà 12 titres à son actif, dont champion du monde de kick-boxing. Retour sur le parcours de ce petit champion.

Badr Hari n'a qu'à bien se tenir, parce qu'il aura bientôt de la concurrence. Du moins, il a encore une bonne dizaine d'années pour se préparer ; ou peut être que d'ici là il sera à la retraite. En tout cas, les futurs kick-boxers devront se méfier, car Charaf Maatallah, alias The Red Diamond, rafle tout sur son passage. On est loin du gabarit de Rico ou de Badr Hari mais le talent est bien là. À tout juste 12 ans, Charaf est déjà champion du monde de kick-boxing.

Ce jeune maroco-néerlandais, originaire d'Oujda, a fait ses débuts il y a deux ans seulement. Oui, ce n'est pas une faute de frappe, il avait bien 10 ans à l'époque. Cela peut paraître invraisemblable, car à cet âge tout ce qu'on veut c'est regarder des dessins animés, mais pour Charaf sa passion c'était les rings. Et il faut dire que cette passion a porté ses fruits. En deux ans seulement, le jeune poussin a démontré des compétences incroyables et est parvenu à se faire une place dans ce monde de grands. Son palmarès, comptant 12 titres, ne peut qu'en témoigner : champion du monde à deux reprises,  deux fois champion d'Europe, deux fois champion d'Allemagne et champion des Pays-Bas, une fois champion de la Youth Fighting League (YFL) et champion du Youth Open Championship (YOC) à trois reprises. Un parcours assez incroyable pour une personne d'un si jeune âge, et pendant une aussi courte période. Mais cela ne fait que confirmer ce que nous avions dit plus haut. La passion de Charaf et son talent lui ont tout deux permis d'atteindre son rang actuel et, qui sait, peut être qu'à l'avenir il deviendra un champion dans la catégorie des grands.

D'un autre côté, il convient de préciser que Charaf s'entraîne dans un club à La Haye aux Pays-Bas. Sans un soutien et un encadrement, il n'aurait peut-être pas pu arriver à tout ça. Mais la question qui se pose est : s'il était au Maroc est-ce qu'il aurait pu avoir le même parcours ? Aurait-il pu devenir champion ? Un peu difficile.

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Nous ne nions pas que notre pays produit des champions, Mohamed Rabii par exemple est un produit 100 % marocain, mais pas dans toutes les disciplines, et pas toujours.... Plusieurs talents sportifs sont obligés de quitter le pays ou bien juste tentés par de meilleures opportunités dans des pays étrangers. Des opportunités qui leur permettent d'atteindre les rangs internationaux plus rapidement. Badr Hari, issu de l'école néerlandaise, en est le parfait exemple. Dans une autre discipline, Fouad Ambelij, alias Lill Zoo, a été sacré champion du monde de Breakdance, mais cela n'est arrivé qu'après avoir choisi l'Autriche, faute de moyens et d'opportunités au Maroc, comme destination pour immigrer. D'ailleurs c'est en portant les couleurs de ce pays qu'il a remporté son sacre.

Deux exemples qui témoignent pour beaucoup d'autres et qui confirment que notre pays dispose d'incroyables talents, toutes disciplines confondues, qui ont juste besoin d'un petit coup de pouce pour percer.

Légende image principale: Moustacho

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