Le bodyboard, un sport de glisse concurrencé par le surf

Le bodyboard, un sport de glisse concurrencé par le surf

Proche du surf, le bodyboard est un sport nautique qui se pratique avec des palmes et de petites planches.

Il existe trois manières de faire du bodyboard :

* Position prone qui veut dire en anglais allongé sur le ventre ;

* Position dropknee ou pose hawaienne, qui consiste à poser un genou sur la planche et l'autre pied à plat ;

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* Stand up, qui veut dire se mettre debout sur la planche comme dans le surf.

Les deux dernières positions sont destinées aux experts du bodyboard.

Au Maroc, le bodyboard est dénigré à cause du surf. Selon Zineb Tebbai, présidente de l’Union Marocaine Féminine de Surf et de Bodyboard (UMFSB), ce sport de glisse a chuté : elle explique qu'un sport ne peut être développé sans compétitions. Celles-ci aident le rider à s’améliorer et à développer ses compétences physiques et donc sans compétitions, il risque de stagner. Toutefois, organiser et participer à des compétitions nécessite des moyens financiers importants.

Concernant la participation féminine au bodyboard, les femmes sont plus présentes en surf qu’en bodyboard, et donc pour remédier à cette participation encore timide et hésitante des femmes au bodyboard, Zineb a fondé l’association UMFSB dont le but est de marquer la présence féminine dans ce sport et de promouvoir les riders marocaines. Comment ? En les aidant à avoir des sponsors. L’objectif est donc de soutenir une ou deux riders et de leur permettre de participer à des compétitions européennes, d’autant plus que le bodyboard ne pourra prendre de l’ampleur et se faire connaitre auprès du grand public marocain que s’il y a des riders marocains qui arrivent à hisser le drapeau et à honorer le Maroc dans des compétitions internationales de bodyboard. Zineb donne l’exemple de Brahim Iddouch, Adnane Bensliman, et Anas Haddar : des riders qui ont pu faire connaitre le bodyboard et susciter l’intérêt des médias grâce à leur participation aux compétitions internationales. Mais s’ils ont pu hisser le drapeau, c’est aussi grâce à l’aide royale qui leur a été accordée pour pouvoir participer aux différents circuits.

Encore une fois, nous revenons au problème qui bloque le développement de certains sports et qui est le manque de financement. Il faut des aides financières pour organiser des compétitions, mais aussi pour permettre à des riders de participer à des circuits, car quelle que soit la discipline d’un sportif, son niveau ne peut évoluer que s’il prend part à plusieurs compétitions.

 

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