Slamball, le basketball acrobatique

Slamball, le basketball acrobatique

Du football américain, du basketball, un soupçon de gymnastique et on mélange le tout. Résultat : le Slamball.

Le Slamball a été inventé dans les années 2000, plus précisément en 2002, par l'américain Mason Gordon alors qu'il n'avait que 19 ans. Il voulait créer un sport mêlant basketball et football américain. D'un autre côté, il voulait aussi que ce sport ait un caractère spectaculaire s'approchant de celui des jeux vidéo. Résultat : il crée le Slamball, fusion parfaite entre les deux. Dès lors des compétitions commencent à être organisées. La discipline dispose même de son propre championnat ouvert à partir de 2002. Celui-ci a opposé, pour sa saison inaugurale, six équipes créées la même année : les Maulers, les Mob, les Hombres, les Bouncers, les Rumble et les Slasher. Une deuxième saison a eu lieu en 2003. Le dernier championnat de Slamball remonte à 2008. Les Slashers, menés par Kevin Stapleton, s'étaient imposés face aux Rumble.  

Le Slamball est un sport collectif opposant deux équipes. C'est un mélange de football américain, de basketball et de gymnastique. Le principe est simple : marquer le plus de paniers en usant des quatre trampolines posés de part et d'autre du terrain, sous le filet de l'équipe adverse. Les joueurs peuvent s'élever jusqu'à 17 pieds de hauteur. Les "slam dunks", panier mis à l'aide du trampoline valent trois points, comme les lancers exécutés à l’extérieur de l’arc. Un panier simple, mis en dehors du trampoline, vaut deux points. Autrement dit, plus la performance est spectaculaire, plus le score augmente. 

Chaque équipe est constituée de quatre joueurs, avec chacun un poste précis. Ainsi on trouve un meneur de jeu, appelé Handler, un Stopper, qui s'occupe de la défense et deux attaquants appelés Gunners. Chaque joueur ne peut commettre que trois fautes personnelles avant d'être retiré du match. 

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Un match dure environ quatre quarts-temps de cinq minutes chacun. Le temps s’écoule sans interruption, sauf en cas de "Face Off" ou de "Temps mort". Les changements sont illimités et peuvent s’effectuer à tout moment, pas seulement lors des arrêts de jeu. L'équipe en possession du ballon dispose de 15 secondes pour marquer. Autre particularité de ce jeu : il n'y a jamais de sortie de ballon, car le terrain est entouré de murs en plexiglas. 

Toutefois, le Slamball est un jeu où les collisions et les confrontations physiques sont assez fréquentes. Par conséquent, il peut être assez violent. Certains contacts entre les joueurs s'avèrent parfois agressifs. Un joueur qui n’est pas en possession du ballon peut être persécuté. Il n'est intouchable qu'à partir du moment où il le prend. Aucune règle du jeu ne s'y oppose. Seuls sont interdits les plaquages dans le dos et en l'air. Pour cela, il faut bien se protéger en s'armant d'une combinaison de football américain rembourrée si on ne veut pas se retrouver cloué au sol.

Le Slamball connaît un essor progressif dans le monde. En Chine, en Espagne, en Italie et en Australie, des ligues mineures et des centres de formation ont été créés. En 2014, le premier centre de formation chinois en Slamball ouvre ses portes à Shanghai.

En Europe, ce sport s'impose avec des pas plus timides. Il existe un seul terrain de Slamball dans toute l'Europe. Marco "White" Bianchi, seul joueur professionnel européen de SlamBall, l'avait fait installer en Italie. C'est, jusqu'à présent, le seul moyen de pratiquer le SlamBall en Europe. La France, qui dispose d'une Fédération Française de SlamBall se sert de ce terrain depuis 2017 pour ses entraînements. Mais Mason Gordon ne compte pas s'arrêter là. Son objectif est de faire du Slamball un sport de démonstration des Jeux olympiques d'été.

 

Légende image principale: Source : basket-infos.com

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